Logiciel RH pour PME : comment bien choisir (critères et questions)
Modules, coût réel, RGPD, export paie, réversibilité : la grille de critères et les questions à poser en démo pour choisir un logiciel RH adapté à votre PME.
Par quoi commencer : vos besoins, pas les fonctionnalités
Une démo bien menée donne envie de tout. Avant d'en regarder une, listez ce qui vous coûte du temps aujourd'hui. Qui saisit les congés ? Qui recopie les heures pour le cabinet comptable ? Combien de tickets de caisse arrivent froissés en fin de mois ?
Classez ensuite chaque besoin en trois niveaux : indispensable, utile, accessoire. Un logiciel qui coche tout l'accessoire mais rate un indispensable ne vous servira pas.
Les besoins changent aussi avec la taille de l'équipe :
- Moins de 10 salariés : le dirigeant gère tout. Il faut un outil qui se prend en main en une heure, sans paramétrage lourd.
- De 10 à 50 salariés : les managers entrent dans la boucle. Le circuit de validation (manager, puis direction) et les soldes de congés fiables deviennent centraux.
- Au-delà de 50 salariés : plusieurs équipes, parfois plusieurs sites. Les droits d'accès par rôle, les exports et la traçabilité comptent davantage.
Quels modules regarder en priorité ?
La plupart des PME commencent par un ou deux modules, puis élargissent. Vérifiez que vous pouvez démarrer petit sans payer pour le reste.
- Pointage et temps de travail : pointage depuis un téléphone ou un ordinateur, calcul des heures supplémentaires, récapitulatifs. Le décompte du temps de travail est une obligation dès que les horaires ne sont pas collectifs (voir notre guide sur le pointage en entreprise).
- Congés et absences : demandes, validation, soldes, planning d'équipe. C'est souvent le module qui fait gagner le plus de temps au quotidien.
- Notes de frais : photo du justificatif, validation, export. Utile dès que des salariés se déplacent.
- Entretiens professionnels : modèles, historique, alertes d'échéance. L'entretien professionnel a une périodicité légale, et l'oublier a un coût (détails dans notre guide dédié).
- Documents : dépôt et distribution des bulletins de paie, documents salariés, fiches collaborateurs.
Point de vigilance : un logiciel RH n'est pas un logiciel de paie. Demandez clairement ce que l'outil produit et ce qu'il transmet seulement.
Combien coûte vraiment un logiciel RH ?
Le prix affiché par utilisateur et par mois est un point de départ. Le coût réel se construit avec plusieurs lignes :
- Prix par utilisateur : qui compte comme utilisateur ? Tous les salariés, ou seulement ceux qui se connectent ? Les salariés sortis sont-ils encore facturés ?
- Modules : le prix annoncé couvre-t-il un seul module ou tous ?
- Frais de mise en place : paramétrage, import des salariés, reprise des soldes de congés. Obligatoires ou optionnels ?
- Formation et support : inclus, ou facturés à part ?
- Engagement : mensuel sans engagement, ou annuel ? Remise en cas d'engagement ? Préavis de résiliation ?
Faites le calcul sur 12 mois avec votre effectif actuel, puis avec l'effectif visé dans deux ou trois ans. Un outil peu cher à 8 salariés peut devenir lourd à 40.
Prix par utilisateur, modules à la carte ou tout inclus : faites votre simulation avec votre effectif.
Voir la grille tarifaire TiimizyVos salariés vont-ils vraiment l'utiliser ?
Un logiciel RH ne vaut que par son taux d'usage. Si les salariés continuent d'envoyer leurs demandes de congés par SMS, vous payez deux fois.
Regardez la démo avec les yeux d'un salarié, pas d'un administrateur :
- Poser un congé prend-il moins d'une minute ?
- L'outil fonctionne-t-il correctement sur téléphone, sans installation compliquée ?
- Les notifications sont-elles claires (demande validée, refusée, justificatif manquant) ?
- Un salarié peu à l'aise avec l'informatique s'en sort-il seul ?
Le meilleur test : pendant la période d'essai, confiez l'outil à deux ou trois salariés de profils différents et écoutez leurs retours.
Comment l'outil parle-t-il à votre paie ?
C'est souvent là que le gain de temps se joue. Si votre paie est externalisée chez un cabinet comptable, demandez-lui ce dont il a besoin, et sous quel format.
Questions à poser :
- Quel export pour les éléments variables (heures sup, absences, congés, notes de frais) ?
- Le format est-il un fichier ouvert (Excel, CSV) que le cabinet peut exploiter ?
- Peut-on exporter par période, par équipe, par salarié ?
Un export propre évite la double saisie, et la double saisie est la première source d'erreurs de paie.
RGPD : ce que vous devez exiger de l'éditeur
Un logiciel RH traite des données personnelles de vos salariés. Au sens du RGPD, vous êtes responsable du traitement. L'éditeur, qui traite les données pour votre compte, est en général votre sous-traitant.
La CNIL est claire : le responsable du traitement doit s'assurer que son sous-traitant offre toutes les garanties nécessaires pour respecter le RGPD. Et choisir un traitement « sur étagère », défini à l'avance, ne vous retire pas la qualité de responsable du traitement dès lors que vous le choisissez au regard de vos besoins.
Concrètement, avant de signer :
- Le contrat de sous-traitance (souvent appelé DPA) : il est obligatoire et doit contenir les mentions de l'article 28.3 du RGPD (objet, durée, finalité, types de données, obligations de chacun).
- La localisation des données : où sont les serveurs ? Des prestataires de l'éditeur (hébergement, emails, outils d'IA) traitent-ils aussi les données ? Les transferts hors de l'Union européenne sont encadrés, et la CNIL déconseille les services cloud sans garantie sur la localisation géographique effective des données.
- La sécurité : chiffrement des transmissions (HTTPS), chiffrement des données sensibles, authentification solide des utilisateurs.
- Les violations de données : le sous-traitant doit vous prévenir dans les meilleurs délais. Vous devez ensuite notifier la CNIL dans les meilleurs délais et, si possible, 72 heures au plus tard après en avoir pris connaissance, sauf si la violation n'est pas susceptible d'engendrer un risque pour les personnes.
- La fin du contrat : l'éditeur doit supprimer les données ou vous les renvoyer.
Registre des traitements : moins de 250 salariés ne veut pas dire exempté
L'exemption prévue pour les structures de moins de 250 salariés ne couvre pas les traitements non occasionnels, dont la CNIL donne l'exemple de la gestion de la paie. Un logiciel RH utilisé au quotidien relève de ce cas : il doit figurer dans votre registre des activités de traitement. Pour aller plus loin : RGPD et données des salariés.
Pourrez-vous partir facilement ?
La réversibilité se négocie avant de signer, pas au moment de résilier. Demandez :
- Quelles données sont exportables (salariés, soldes de congés, historiques de pointage, entretiens, documents) ?
- Dans quel format ? Un tableur exploitable vaut mieux qu'un PDF de 400 pages.
- L'export est-il en libre-service, ou faut-il passer par le support ?
- Combien de temps les données restent-elles accessibles après la résiliation, et quand sont-elles supprimées ?
La grille de critères à cocher
Imprimez ce tableau et remplissez-le pour chaque solution étudiée.
| Critère | Ce qu'il faut vérifier | Oui / Non |
|---|---|---|
| Modules utiles | Vos besoins indispensables sont couverts | |
| Démarrage progressif | Possible d'activer un seul module | |
| Coût sur 12 mois | Calculé avec votre effectif réel | |
| Frais annexes | Mise en place, formation, support connus | |
| Engagement | Durée et préavis de résiliation clairs | |
| Usage mobile | Pointage et demandes faciles sur téléphone | |
| Circuit de validation | Manager et direction, adaptable à votre organisation | |
| Export paie | Format exploitable par votre cabinet | |
| Contrat RGPD | Contrat de sous-traitance (article 28) fourni | |
| Hébergement | Localisation des données connue (France, UE) | |
| Sécurité | HTTPS, authentification renforcée disponible | |
| Réversibilité | Export complet des données en format ouvert | |
| Support | Canal, délai de réponse, langue | |
| Période d'essai | Test possible avec de vrais salariés |
Les questions à poser pendant la démo
Une démo est faite pour vous montrer le meilleur. Reprenez la main avec des questions précises :
- « Montrez-moi comment un salarié pose un congé depuis son téléphone. »
- « Comment un manager valide-t-il, et que se passe-t-il s'il est absent ? »
- « Montrez-moi l'export que recevra mon cabinet comptable. »
- « Où sont hébergées les données, et quels sont vos sous-traitants ? »
- « Pouvez-vous m'envoyer votre contrat de sous-traitance RGPD ? »
- « Quel est le coût total sur un an pour mon effectif, frais compris ? »
- « Comment récupérer toutes mes données si je pars ? »
- « Qui répond au support, par quel canal, et en combien de temps ? »
- « Puis-je tester avec quelques salariés avant de m'engager ? »
Notez les réponses dans la grille. Une réponse floue sur le contrat RGPD ou la réversibilité est un signal à prendre au sérieux.
Ce que Tiimizy fait pour vous
Tiimizy est une option parmi d'autres, à passer au crible de la même grille. Les données sont hébergées sur des serveurs en France. Le prix démarre à 2 € par utilisateur et par mois, et tous les modules sont accessibles pour 8,50 € par utilisateur et par mois (voir les tarifs, et ce qui distingue Tiimizy).
- Pointage web et mobile en un clic, heures supplémentaires calculées automatiquement, conversion en récupération avec majoration réglable, et export paie Excel pour votre cabinet comptable
- Congés et absences avec circuit de validation manager N+1 / N+2, soldes N et N-1 et planning d'équipe
- Notes de frais avec lecture automatique des tickets et indemnités kilométriques, entretiens professionnels avec modèles et alertes d'échéance
- Coffre-fort de bulletins de paie et documents salariés (Tiimizy ne produit pas la paie), et export RGPD des données
Automatisez votre gestion RH
Pointage, congés, notes de frais, entretiens et documents : consultez les tarifs Tiimizy, dès 2 € par utilisateur et par mois, et passez-les au crible de vos critères.
Questions fréquentes
Le prix affiché par utilisateur et par mois n'est qu'une partie du coût. Ajoutez les frais de mise en place, la formation, les modules optionnels et la durée d'engagement. Faites le calcul sur 12 mois avec votre effectif réel, puis avec l'effectif que vous visez dans 2 ou 3 ans.
En général oui : il traite les données de vos salariés pour votre compte, et vous restez responsable du traitement. Le RGPD (article 28) impose alors un contrat écrit avec des mentions obligatoires, et vous devez choisir un prestataire qui présente des garanties suffisantes. Demandez ce contrat (souvent appelé DPA) avant de signer.
Le RGPD n'impose pas, à lui seul, un hébergement en France : il prévoit que la libre circulation des données au sein de l'Union européenne n'est ni limitée ni interdite pour des motifs de protection des données. En revanche, les transferts hors de l'Union européenne sont encadrés, et la CNIL déconseille les services cloud sans garantie sur la localisation géographique effective des données. Exigez de savoir où sont stockées les données, y compris chez les prestataires de l'éditeur.
Oui, dans les faits. L'exemption prévue pour les structures de moins de 250 salariés ne couvre pas les traitements non occasionnels, dont la CNIL donne l'exemple de la gestion de la paie. Un logiciel RH utilisé au quotidien relève de ce cas : il doit figurer dans votre registre, avec l'éditeur mentionné parmi les destinataires, en tant que sous-traitant.
Le contrat de sous-traitance doit prévoir qu'au terme de la prestation, l'éditeur supprime les données ou vous les renvoie (article 28.3 du RGPD). Vérifiez surtout le format de récupération : un export exploitable (tableur, CSV) vaut mieux qu'une archive illisible.